vendredi 30 mars 2012

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Oufti !

Je vous ai récemment écrit tout le bien que je pensai de mon séjour à Spa dans le cadre de l'Open organisé par le casino local. Accueil, convivialité, organisation, tout était en place pour passer un week-end poker de qualité.
J'avais également évoqué le seul petit bémol sur lequel je m'étais promis de revenir: la structure des prix. 
 
C'est simple, lorsque le Directeur du tournoi a annoncé la répartition des prix au micro: " ... 5.262€ pour le 3ème, 8.519€ pour le deuxième, 17.037€ pour le premier", quelques "Oufti !" ont retentis dans la salle. Le "Oufti !" est l'équivalent du "Putain !", du "Mince alors !", du "Dédju !" ou encore du "Diantre !" (barrer les mentions inutiles).
 
Ce prizepool a été longtemps le sujet de conversation du tournoi tant les écarts de gains semblaient disproportionnés.
Sans esprit critique, je m'en suis ouvert aux organisateurs qui m'ont prêté une oreille attentive. 
 
Je ne voulais pas en rester là et j'ai donc, dans un esprit constructif, interpellé le chantre de la rénovation des prizepool, j'ai nommé Philippe Ktorza, joueur professionnel de l'équipe française PMU. Cela fait plusieurs mois que Philippe mène un combat à travers les réseaux sociaux pour défendre sa vision de la répartition des prix. De façon raccourcie mais je vous invite à le lire, il prône la refonte et le lissage des prix généralement attribués. Il estime que les joueurs qui se battent pendant plusieurs jours doivent rentrer dans leurs frais (déplacement, hôtellerie) et il revendique un gain pour les premiers payés de deux fois le droit d'entrée. Pour lui, de 10 à 12% des joueurs doivent être payés et les différences doivent être moins fortes pour les premières places qui ne doivent plus concentrer l'essentiel des gains comme c'est souvent le cas. 

A noter qu'une enquête en ligne sur le sujet est en cours sur le net et que les premiers résultats paraissent.
 
Dans le tableau ci-dessous, vous trouverez les trois échelles de prix: celle du casino, celle à l'issue des deals et celle proposée par P.Ktorza. 
 
Pour rappel, il y avait 108 joueurs (500+25€) qui ont généré après les ponctions d'usage 50.112€ de prix à répartir entre les douze premiers.
 
Cliquer pour agrandir

Dans la nouvelle configuration, le premier payé empoche un peu plus de deux fois la mise (1.112€) contre 752€ dans la formule d'origine. Les gains sont toujours plus élevés dans la nouvelle proposition sauf à la première place mais les écarts au niveau de la courbe de répartition sont moindres de la 9ème à la 7ème place pour reprendre de l'ampleur par la suite (6ème à la 3ème place).
 
L'écart se resserre pour la seconde place alors que la grosse différence se situe au niveau du lauréat qui gagnerait 12.000€ en lieu et place de 17.037€.
Gagner 23 fois la mise dans un tournoi de 108 joueurs me semble un bon compromis.
 
Les lauréats devaient probablement être d'un avis proche puisque inévitablement des deals ont eu lieu en fin de partie et il est également intéressant de comparer les chiffres du deal (courbe orange) avec la proposition de Ktorza (courbe verte).
 
Les courbes s'épousent presque au fil des trois arrangements entre joueurs. Ce qui m'inciterait à penser qu'une structure bien réfléchie rencontrerait la satisfaction des participants et amènerait probablement à une diminution de la pratique des deals. 
 
Je vais envoyer cet article aux responsables du casino de Spa et peut-être aurons-nous leur retour dans les commentaires. Ce serait également instructif de lire l'avis des joueurs présents. Encore un grand merci à Philippe Ktorza pour son éclairage pertinent.
Rendez-vous lors de la deuxième édition de l'Open de Spa.
 
"Oufti !"
 
Quelques nouvelles:
 
- Golden Palace vient de recevoir officiellement sa licence après la fameuse période "d'autorisation précaire". C'est donc en toute légalité que vous jouez sur cette plateforme Ongame. N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez nous rejoindre, je vous conseillerez sur la procédure.
- Les deux teams de Golden Palace sont de sortie à Saint-Amand ce week-end que ce soit pour le main event de 500€ ou pour le side à 300€. Outre les informations transmises par Glenn Decuyper notre poker mamager sur notre page Facebook, vous pourrez suivre un suivi complet des joueurs belges sur Planetlive.be.

Oufti: u wallon oufti, contraction de ouf ti signifiant ouf toi. Interjection marquant la surprise, l'étonnement (principalement dans la région de Liège). Exemple: Oufti! Je ne l'avais pas vu.
 
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lundi 26 mars 2012

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Busé au 200$

Rarement, tournoi à 200$ n'aura été aussi vite. Dans le cadre de mon package Poker & Associés, j'ai joué hier la 4ème des 10 manches à 200$ du dimanche soir sur Golden Palace.

Quelques belles mains qui floppent, de grosses mises pour faire fuir les joueurs en tirage et des rivières dangereuses où je dois freiner des quatre fers ont rapidement entamé mon stack avant que mon AK ne se fracasse contre les as. A oublier au plus vite.

Ma prochaine tentative se déroulera normalement dans trois semaines sauf retour précipité du PPD de Saint Amand ou du Hold'em Challenge Spring de Namur. J'espère, enfin, y déflorer mon palmarès pour le compte de GP. J'ai confiance et tout cette expérience accumulée en live va finir par payer.

Saint-Amand se présente sous les meilleurs auspices et je pense qu'il y aura entre 400 et 500 joueurs. Cent Belges sont annoncés et un coverage sera organisé par mes collègues de PlanetPoker. Djé n'a pas fait les choses a moitié et il a créé une plateforme qui vous permettra de suivre nos compatriotes. Le tout sera également agrémenté de vidéos et de photos. Dès à présent, mettez l'adresse dans vos signets.

Hier, j'étais de la première qualification pour la finale des GSOP en République Dominicaine mais je n'ai malheureusement pas décroché mon billet. Partie remise.

Alors que rien ne tournait sur le 200$, ce fût tout le contraire sur le Lazy à ... 2,20$, un rebuy, un addon. Quelques 2 , 3 ou 4 outers qui rentrent me conduisent au tête-à-tête qui sera très disputé. Je l'entame devant avant d'être pratiquement out pour finalement l'emporter. Petit lot de consolation d'un dimanche bien terne.

Que le flop soit avec moi ...

Buse: (belgicisme) Échec à un examen, à un concours. Se payer une buse en math. En Wallonie, on dit également pété et sur Liège, on utilisera moflé.
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mercredi 21 mars 2012

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Chasse coeur à la peine

Hier, Stéphane, un ami, s'en est allé. Victime d'un accident domestique, son état très grave s'était pourtant amélioré ces derniers jours. Hélas, une complication brutale lui a été fatale.


Comme toujours lorsque nous perdons quelqu'un de proche, les souvenirs reviennent à la surface. Dans une période un peu plus sombre de ma vie, Stéphane m'a tendu la main. Je vous parle ici de lui car c'est un des personnages qui a aussi beaucoup compté dans mon parcours de joueur de carte. 

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours aimé les cartes. Tout jeune avec ma grand-mère maternelle, nous faisions des réussites ou des parties interminables de bataille sans oublier de jouer au valet de pique. J'adorai ça et ma grand-mère détestait perdre et ne m'a jamais offert une victoire malgré mon jeune âge. Un bon apprentissage.

Mon grand-père paternel n'était pas en reste et lorsque je l'accompagnai le dimanche pour les pigeons, cela se terminait pratiquement toujours par une partie de cartes dans le bistrot. A l'époque, les cafés ne manquaient pas et les amateurs de cartes disposaient de tapis verts, de jeux et de calepins pour noter les points. Mon grand-père jouait à la manille. L'enjeu était les quatre pintes servies à chaque nouvelle partie. Discrètement placé derrière son épaule, je tentai de deviner la carte qu'il allait jouer. Un de mes jeux préférés aussi était de compter au fur et à mesure des mains les points et je pense que j'épatai mon bon-papa Henri lorsque j'annonçai le score correct dès la fin de la partie.


A l'époque primaire, les longues récréations étaient le théâtre de jeux qui suivaient les saisons où les événements. Glissades et batailles de neige en hiver et pseudos jeux olympiques en été. Selon les modes, nous passions des osselets aux billes et nous avons eu également notre période de cartes où près de 100 élèves jouaient des parties endiablées assis par terre dans la cour de récréation pour le plus grand plaisir des instituteurs pour qui la surveillance était simplifiée.


Avec mes parents, nous avons connu une longue et passionnante période de 1000 bornes. Un jeu somme toute stratégique qui m'a aussi appris à compter rapidement par 25.


Ensuite, le pensionnat et des heures et des heures à jouer au whist et à la manille.


Plus tard, j'ai connu Stéphane, un grand amateur de cartes. C'est un fin joueur, très subtil, très stratégique. Un vrai gagnant. C'est chez lui, dans son café, que j'ai véritablement appris à jouer au whist. La partie était intéressée et à l'époque j'étais un peu "scared". Dans les premiers mois, j'ai payé pour apprendre. Et lorsque l'on perd quelques dizaines de francs à cause d'un contrat trop ambitieux, on ne commet pas deux fois la même erreur. Une véritable école. J'ai énormément appris autant sur les cartes que sur les attitudes des joueurs car Stéphane m'aidait à décoder les tells également très importants dans l'annonce des contrats au whist.

Bien évidemment, Stéphane avait aussi quelques défauts et la mauvaise foi (au jeu) en était un. Comme il était très bon, il ne supportait pas de commettre des erreurs et avait assez de mal (sur le coup) à les reconnaître. Il était également parfois un peu filou mais pas par envie de lucre, plutôt pour faire l'amusette comme on dit chez nous.

Nous avons écumé les clubs de whist de la région et je me réjouissais de partager ces soirées en sa compagnie.

Le poker nous a un peu séparé puisque j'ai délaissé les grands chelems pour les quintes flushes mais chaque fois qu'il venait en consultation à l'hôpital, il venait me saluer et nous discutions de tout et de rien et inévitablement des cartes. Il se montrait particulièrement intéressé par mes activités au poker.

Stéphane faisait également partie du Chasse Cœur Royal Carotte Club tout comme Carl, un autre ami qui nous a quitté récemment. Cette société relève de notre folklore local et a fêté ses 105 années d'existence avec le titre une nouvelle fois remportée par Stéphane. Il y a quelques années, il m'avait par ailleurs expliqué ce jeu qui est très varié et subtil.

Stéphane a déposé les cartes et même si cela ne colle pas du tout avec mes convictions, j'aime à imaginer que quelque part, il tape le carton avec Carl et d'autres disparus en buvant une bonne pinte. 

Chasse-cœur: Il s'agit d'un jeu où l'objectif change à chaque donne et tourne autour de la chasse au cœur.
Le 5 juillet 1907,quelques bons vivants fondent le Chasse Cœur Carotte Club où "il ne fait pas bon être sérieux, compassé ou ennuyeux" mais où il est recommandé de "s'adonner à un amusement sain et aux occasions (largement) répétées de manger et boire du bon". En Belgique, toute société qui fête ses cent ans porte le titre de royale. La société de joyeux lurons est donc devenue Chasse Cœur Royal Carotte Club.

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lundi 19 mars 2012

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Fiasco

Le week-end avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices.

Vendredi, j'ai accroché une table finale dans le 11 rebuy. Je termine 9ème sur 596 et prends près de 350$. Alors que j'avais eu un coup de chance en demie finale, mes rois trouveront les as en TF.

Samedi, je tente d'obtenir un ticket à 525$ pour la finale des GSOP grâce à un freeroll pour les joueurs classés de la 31ème à la 100ème place au général. Je termine 4ème après un beau tournoi.

Les feux étaient donc au vert pour un des dimanches les plus importants de l'année en ligne. Au programme, le 200$ avec mes stakeurs de Poker & Associés à 18 heures et deux heures plus tard, la finale du mini GSOP.

Une extraordinaire occasion de décrocher LA fameuse performance à 5 chiffres tant convoitée.

Hélas, j'ai complètement raté les deux tournois ! Dans le 200$, je prends un bon départ avant de stagner et finalement d'avoir un coup très dur avec QQ face à 88 sur un flop 862. Pas vu venir le brelan floppé.
Dans le 525$, je ne serai jamais dans le coup et lorsque le flop KQJ apparaît alors que j'ai AKS, je me laisse benoîtement hameçonné par QQ. Aucune maitrise du pot.

Une bien grosse déception mais comme de bien évidemment, je remettrai prochainement le couvert car je reste profondément convaincu que mon jour viendra pour ce gain à 5 chiffres.

Golden Palace a lancé une opération pour envoyer un jour en République Dominicaine. Hélas, pour le moment, la sauce ne prend pas, aussi je vous invite à me rejoindre dans les S&G afin de décrocher le ticket pour la finale. Le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Il faudra aussi que je me bouge les fesses pour les Small Balloches. Mon bilan avec l'équipe est ridicule et je compte bien claquer une performance sous peu.

Que le flop soit avec moi ...

Fiasco: comme souvent, l'orignine de l'expression "faire un fiasco" est sujette à plusieurs versions. Mon coup de coeur va à celle-ci: dans les ateliers de Murano à Venise, lorsque la pâte était rebelle à la fantaisie du verrier, il la rattrapait en lui donnant la forme la plus facile à souffler, celle d'une flasque, fiasco en italien.
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lundi 12 mars 2012

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Open de Spa: de la redoute au casino

Direction le plus vieux casino d'Europe, que dis-je du monde pour l'Open de Spa avec 50.000 jetons et des niveaux de 60 minutes.

La région est accueillante et les gens sont particulièrement sympathiques et chaleureux.Je franchis pour la première fois la salle du tournoi et je tombe en admiration devant le décorum, des plafonds somptueux avec des ors et des peintures de toute beauté. La salle est grande et il y a une file pour l'inscription car une seule caisse est ouverte.

Je démarre donc, légèrement contrarié (on ne se refait pas) avec une vingtaine de minutes de retard. J'hérite d'une table à ma convenance et un énorme coup de semi bluff lance mon tournoi. Je suspecte un gars de me prendre pour un vieux papy craintif et je le 4bet sur le flop TXX avec QT. Le gars me call. Le turn est anodin et je mise aux deux tiers du pot et il lâche le coup. Il dira avoir foldé KK mais je ne le crois pas de trop. Je monte à 72k. Petit à petit, je me constitue un tapis de 100.000 jetons et je finis cette première journée satisfait si ce n'est que nous avons perdu David de l'équipe Golden Palace. Hyun, lui, a du batailler ferme avec un petit tapis alors que Sebastian a bien démarré son tournoi.

Lors de la deuxième journée, je ne touche pas une carte pendant 150 minutes. Alors que je suis au bouton, le cutt off mise 4,1k, je relance à 12k avec JJ. La BB réfléchit et me sur relance à 35k. Je prends mon temps, parle un peu avec le gars et j'envoie mon tapis de 115k. Comme espéré, pas d'instant call, il n'a pas les as. Il hésite et finit par payer avec les dames. Oups, je suis mal. Le tableau défile très lentement A88AJ. La chance est avec moi et je me constitue une jolie cagnotte.
Au même moment, Sebastian se trouve dans une situation analogue avec JJ vs KK mais il quitte le tournoi. Il sera suivi peu après par Hyun qui perdra à la suite deux confrontations où il était devant.

Je monte mon stack petit à petit jusqu'à approcher le demi-million mais en fin de soirée, je connais à nouveau un désert de cartes et je descend à 330k. Alors que je n'ai pratiquement pas joué depuis de longs niveaux, je 3bet à 35k l'ouverture d'un joueur et il m'envoie tapis (125k). Je réfléchis un peu et je le sens assez mal à l'aise. Il se dandine sur sa chaise et je décide de payer avec QQ. ATo, ça me va parfaitement et le tableau se venge avec KJ987 pour un affreux runner-runner.

Le coup est dur mais je ne peux décemment pas me plaindre étant donné mon coup de chance précédent. Alors qu'il reste 5 mains, j'envoie deux fois mon tapis sans être payé pour terminer la journée avec 14 blinds.

Il ne reste que 18 joueurs sur les 108 inscrits et 12 seront payés et crédités d'une ligne Hendon Mob.

C'est supporté par mes collègues de Golden Palace et par Glenn le poker manager que j'entame la troisième journée. Je suis très confiant et la situation ne m'effraie pas.

Je défend ma première big blind (14k) avec A5 face à un joueur qui a misé 31k. Flop A84, check-check. Turn K, check-check. River 9, il mise 40k que je paie comme un con. Il a Catherine (deux neuf). J'ai joué le coup complètement à l'envers et j'ai commis deux voire trois erreurs.
1) Je peux ne pas rentrer dans le coup
2) Je dois miser sur la turn et quitte à perdre 40k, c'est plus intelligent de les perdre à ce moment-là
3) Je ne dois pas payer à la rivière.

La situation devient délicate et j'envoie mon tapis avec ATs mais personne ne paie. Alors que je suis de nouveau au bouton, personne n'a ouvert le coup et je découvre TT. C'est le moment! J'envoie mon tapis soit 112k. Sb demande le compte et paie alors que BB se tâte et couche 55. Mon adversaire montre AKo et il y a 250k au milieu de quoi relancer le tournoi. Mais il était écrit que mon capital chance avait été épuisé la veille et un roi tombe dès le flop.

Je suis à la fois content et déçu. Content de terminer ce tournoi à la 18ème place et d'avoir géré convenablement les deux fois 11 heures de jeu. Et bien évidemment déçu de ne pas avoir dépucelé mon palmarès pour remercier mon sponsor.

Ce sera peut-être pour dans trois semaines à Saint-Amand-mes-Eaux.

J'ai passé un très bon week-end poker dans les Ardennes et l'organisation était aux petits oignons avec les joueurs. Juste un petit bémol, la structure des prix qui donnait 17.000€ au premier pour 8.500€ au second. J'en ai discuté avec les responsables très à l'écoute et je reviendrai sur le sujet dans un autre billet.

Que le flop soit avec moi ....

Redoute: en réalité, l'actuel casino est construit sur les ruines de la "Redoute", toute première salle de jeux qui a été érigée en 1763. La petite histoire de ce casino est assez intéressante car elle a marqué la grande histoire locale.
La Redoute fut appelée comme tel car Paris avait vu s’ériger vers 1765 des sortes d’établissements ou de cercles où le beau monde se réunissait pour jouer, danser et boire. Voltaire, dans son histoire de Russie, emploie le mot italien ridotti en parlant de ces assemblées. Ce mot fut ensuite improprement traduit par les gazetiers de l’époque en Redoute et repris comme tel dans la langue française et bien d’autres langues pour qualifier les nouvelles maisons d’assemblée un peu partout en Europe. Ce mot poursuivra sa vie puisqu’on le retrouve encore aujourd’hui à Vienne dans la langue allemande mais où il désigne le célèbre bal masqué qui se donne chaque année au palais impérial : le Rudolfina Redoute. Le mot Redoute, plus à la mode, fut préféré à celui de Casino, mot italien (Venise, 1626), désignant moins la maison d’assemblée que la maison de jeux, de casa « maison », casini « petites maisons », « maison de campagne » et qui deviendra rapidement synonyme de vice et perdition, lieu où se faisait tout ce qui était interdit.
Le mot Redoute nous vient de l’italien (1569) Ridotto « refuge, abri » et du latin Reductus « retiré », le mot désignait anciennement un petit ouvrage de fortification militaire isolé, de forme carré. Les blockhaus ont remplacé les redoutes. Dans son acceptation de lieu où l’on donne des fêtes et des bals, il apparaît en 1752.

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mercredi 7 mars 2012

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Lesage gagne à l'emballage.

Pour la troisième année, PokerFred a organisé les Blogscars, autoconsécration par les blogueurs du "meilleur" d'entre eux. Le milieu du cinéma le fait, pourquoi pas notre petite blogosphère. L'exercice reste difficile, ingrat d'autant plus que l'on ne peut voter pour le site de l'organisateur. 

Et après la photo-finish, la fameuse statuette (toute virtuelle) quitte la Belgique pour être astiquée et déposée au fond d'un coffre-fort genevois. Lesage l'a emporté, il a ajusté AndTheRiverCame et Rincevent et j'en suis enchanté puisque j'avais voté pour lui en tête de peloton. Mes autres voix allant à Claire Renaut et Jontheriver 

En envoyant mon vote à Fred, je lui ai fait part de mes justifications et de mon avis sur notre microcosme. Je trouve que la blogosphère poker s'essouffle actuellement. Beaucoup de disparitions et des rythmes de parution ralentis alors que la jeune génération fait parfois l'élastique. Je parle en connaissance de cause puisque j'écris aussi moins de billets pris par la rédaction quotidienne d'articles pour le portail PlanetPoker.  

J'aime beaucoup Lesage, je l'ai connu avant qu'il n'enlève les stabilisateurs de son premier Torpédo. J'ai eu le plaisir d'avoir croisé les trois lauréats de l'édition 2012 dans la vraie vie. 

Ma rencontre avec Lesage a eu comme cadre les salles de l'Aviation Club de France" lors d'un tournoi "people". La bouche pleine de macarons Ladurée, nous avons devisé sur notre passion commune. Échanges bien trop courts mais le Suisse s'exporte très peu et je n'ai jamais eu la chance de le retrouver dans les fameuses escapades de blogeurs comme à Marrakech. 

Mon meilleur souvenir avec Lesage est un défi last longer que je lui ai lancé à l'occasion des WBCOOP (championnat en ligne des blogueurs) il y a quelques années. Chacun voulant gagner, nous nous sommes levés à 4 heures du matin pour faire une manche de plus qui lui a permis de se qualifier pour la finale. Je l'ai suivi jusqu'au bout de la nuit et me suis mis à chanter le "cantique Suisse" lorsqu'il a décroché son package pour l'EPT de San Remo. 

J'aime le gars, j'aime le blog. Un blog réfléchi, des billets intelligents d'un joueur qui analyse non seulement son jeu mais également les structures, les formes de jeu proposées par les rooms etc. Toujours en ligne de chaîne, Lesage est une valeur sûre de la blogosphère. Bien belle victoire pour un blogeur qui avait la pancarte pour cette édition des blogscars. 

Le second AndTheRiverCame, je viens de le rencontrer à Dublin de façon tout aussi courte lors d'une pause entre deux sessions du tournoi. Wow, quelle énergie, quelle personnalité ! Un gars qui a parcouru le monde et qui a de la bouteille. Le poker est visiblement un loisir pour lui. Placé à quelques tables de la mienne, j'ai pu remarquer l'ambiance qu'il mettait dans sa partie. Ses nombreux articles de voyage que l'on pourrait qualifier d'ethnologiques m'ont passionné et j'aurai tant voulu en parler plus longuement avec lui. En partance, pour l'Asie, j'ai hâte de le lire. 

Quant au troisième, il s'agit de Rincevent qui a bien emmené la braquasse. Leader incontesté d'internet, le gars est présent partout, sur tous les réseaux sociaux. Comment fait-il ? A croire qu'il en croque ou qu'il se fait quelques flèches pour enrhumer l'adversaire. J'ai également eu l'occasion de croiser David sur une terrasse namuroise autour d'un bon plat de moules-frites. Le gars débutait dans la blogosphère et avait déjà les idées bien claires sur son projet. 
Pour être franc, c'est le lauréat qui me correspond le moins en matière d'écriture, simple question de style. Le travail et le talent sont là, c'est incontestable mais j'ai parfois du mal à accrocher à cette pléthore de jeux de mots et d'allusions qui souvent m'échappent. Je me fais vieux mais je tiens à lire tous ses articles car il y a des pépites. Je le lui ai déjà confié, je préfère le Rincevent qui tient une rubrique dans LivePoker. 

Quant à la pseudo polémique sur les titres accrocheurs, sur les paires de seins et de fesses; chacun fait ce qui lui plaît. Si ça ne plaît pas, il suffit de couper le fil RSS. D'autres, en voyant le succès de David, s'y essaient et c'est souvent pathétique. 

Par rapport aux années précédentes, d'illustres blogueurs ont mangé la luzerne. Chal100k, hélas, a raccroché sa machine au clou et Xewod astique les rivets de sa selle. Quant à Claire Renaut, bien qu'elle compte les pavés, ses rares billets frôlent la perfection ce qui m'a valu de la placer en seconde position. J'ai mis Jontheriver sur la troisième marche. Depuis, je m'inquiète car son dernier article remonte au 1er décembre 2011. C'est un des rares blogueurs qui parvient à me faire lire des billets techniques. 

Merci à Fred d'organiser cette petite compétition qui a le mérite, outre les éléphants, de faire connaître de nouveaux auteurs qui mettent la grande soucoupe. J'attends d'ailleurs la liste avec impatience afin de l'ajouter à ma blogroll. 

Enfin, je vais terminer en évoquant son petit coup de griffe lorsque il souligne la goldenpalacisation de mon blog qui deviendrait une succursale de mon sponsor. Ça me peine un peu car j'ai toujours essayé de ne pas être outrancier, de ne pas dérailler par rapport à cette chance que j'ai eu d'avoir un mécène. 
Apparemment, je me suis trompé puisque c'est ressenti différemment. Je n'ai pas l'impression de parler plus de GoldenPalace depuis neuf mois que de Bwin dans l'année qui précédait ou encore des tournois de Xewod auparavant. Vous en avez bouffé du Bwin, non? Je cite simplement les rooms sur lesquelles je joue et il est vrai qu'actuellement, par respect et une certaine forme de "loyauté" pour mon "employeur", plus de 95% de mon activité est sur GP. 
Et pourtant, j'ai le loisir de jouer sur les deux autres rooms légales. GP ne m'en empêche pas et je participe de temps à autre à des tournois organisés par des clubs ou des forums sur les autres plateformes. 

Je vous donne rendez-vous dans un an pour les nouveaux blogscars et j'espère que vous continuerez à me percevoir comme un auteur, un rédacteur et non pas comme le gérant d'une succursale. 

Que le flop soit avec moi ...  

Emballage: c'est avec plaisir que j'ai glissé quelques expressions du jargon cycliste. Je vous invite à visiter ma source d'inspiration.
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jeudi 1 mars 2012

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Du PL Omaha High Low pour tenir le haut du pavé.

Mon séjour à Dublin m'a offert le plein de tournois live mais hélas pas d'ITM. Après la pause de mardi, l'envie me titille hier de faire une partie. C'est la saison des GSOP et je vois que l'event du jour est un PL Omaha High Low à 5,50$. En version mini bien évidemment, le normal étant à 54$.
 
Je joue régulièrement les GSOP et lors des deux dernières éditions, j'avais swappé avec Audrelisa car les tournois sont longs et il est plus agréable d'avoir un compagnon en ligne. Il faut bien avouer que notre partenariat sur ce coup ne s'est pas révélé très rémunérateur, aucun ne parvenant à faire un résultat digne de ce nom.
 
644 joueurs au départ et je prends quelques jetons dès la première main. Je découvre alors qu'il s'agit d'un rebuy et j'ai dépassé le plafond pour acheter des jetons supplémentaires. Qu'à cela ne tienne, je prends un départ tonitruant me retrouvant vite à la tête du tournoi. Bien évidemment, je redescend par la suite et je passe la bulle en me positionnant un peu au-dessus de la moyenne. Je joue un poker sobre, me servant de mes quelques lectures sur cette forme de jeu. Mes mains sont bien sélectionnées pour avoir une chance de remporter le High et le Low et lorsque je pense être devant, pas de tergiversations, je mise. No free cards.
 
Et je passe l'ITM fixé à 92 joueurs. Petit à petit, ma situation s'améliore et j'arrive 5ème en table finale. C'est alors que je mets le turbo et je me retrouve en tête-à-tête avec onze fois plus de jetons que mon adversaire. La différence de prix est de taille puisque le premier empoche 1758$ pour 1221 au second mais surtout il prend un ticket pour un tournoi baptisé "Grand Slam" d'une valeur de 525$ qui clôture la quinzaine des GSOP.
 
Hélas, les rivières me feront bien mal et mon adversaire, bien coriace, reprend des couleurs. Il arrive à ma hauteur et me dépasse. Sur FB, JPHX, mon partenaire de GoldenPalace m'encourage même si il avoue ne pas tout comprendre aux mains, n'ayant jamais joué à cette formule.
 
Je parviens à inverser la tendance et à reprendre une belle avance. Il est à nouveau mourant et par deux fois, nous sommes à tapis mais la rivière le fait doubler chaque fois. La troisième attaque sera la bonne et après 7h30 de lutte, je peux savourer cette victoire dans un GSOP et faire mon printscreen traditionnel.
 
J'espère rentabiliser le ticket à 525$ le 18 mars. La garantie est fixée à 100.000$.
 
Que le flop soit avec mon ami Eric aka Gum qui vit l'expérience poker de sa vie au WPT de l'île Maurice.
 
Tenir le haut du pavé: Occuper une place de choix dans la société; être au premier rang, se démarquer. 
L’expression “tenir le haut du pavé” trouve son origine dans la structure des rues d’autrefois. En effet, les rues médiévales étaient pavées, sans trottoirs et concaves afin de laisser s’écouler les eaux usées en leurs centres. Ces rues avaient donc l’aspect d’un V, la chaussée pentue remontait vers les façades des maisons. Plus on marchait sur le côté des voies, donc près des maisons, plus on était sur le “haut du pavé” bien à l’abri des projections possibles et des saletés se trouvant dans le caniveau central de la rue. 
 
Les rues n’étant pas assez larges pour permettre à tout le monde de circuler sur le “haut du pavé”, l’usage et la politesse voulaient donc qu’on laisse la meilleure place aux personnes de qualité afin qu’elles ne se salissent pas…elles tenaient donc le “haut du pavé”.
 
Cette locution a gardé la même signification actuellement mais s’est élargie à d’autres situations puisque l’on dit aussi de quelqu’un qui se démarque dans un travail, un concours… qu’il tient “le haut du pavé”.
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